La mémoire des Forges brassée - Page 16 Le rendez-vous du cyclisme - Page 20 Retour sur une mobilisation exceptionnelle. Page 5 Incendie rue de Bruxelles INFO À LA UNE N°7 Bulletin communal officiel JUIN 2026 LES VENDREDIS DE L’ÉTÉ 2026 & VOUS Quincaillerie Laurent SIRAUX Rue de la Déportation 58-60 - 1480 Tubize Tél. 02 355 62 53 Gsm 0475 81 97 24 info@laurentsiraux.be Membre FNS Fédération Nationale des Serruriers www.siraux-tubize.be OUVERTURE DE PORTE ET SÉCURISATION Tous travaux de rénovation de toiture & sanitaire Dépannage rapide & entretien EFFICACITÉ – QUALITÉ – PROPRETÉ 0476 99 31 21 • info@vigo.be • www.VIGO.be Rue du château 53 - 1480 Tubize care-o2interim.be - mncareconnect2@gmail.com 0479 79 12 19 CARE CONNECT O2 est une agence d’intérim spécialisée dans le secteur médical en Belgique. Nous proposons la mise à disposition d’in rmiers intérimaires, aides-soignants, garde à domicile et dames de compagnie, disponibles 24/7.Samuel D’Orazio Votre Bourgmestre CONTACT TÉLÉPHONE 02/391.39.02 EMAIL samuel.dorazio@tubize.be ADRESSE Grand’Place, 1 - Tubize Collège communal : infos et contacts LYSELINE LOUVIGNY Troisième Échevine KRYSTELLE WALDERS Quatrième Échevine BENOIT LANGENDRIES Cinquième Échevin SANDRA CASTELLANA Présidente du CPAS 02/391.39.03 jmzocastello@tubize.be 02/391.39.05 juliette.rees@tubize.be JULIETTE REES Deuxième Échevine 02/391.39.07 lyseline.louvigny@tubize.be 02/391.39.09 krystelle.walders@tubize.be 02/391.08.25 sandra.castellana@tubize.be 02/391.39.12 benoit.langendries@tubize.be JEAN-MARC ZOCASTELLO Premier Échevin Une ville, ce n’est pas seulement des voiries, des bâtiments, des dossiers ou un budget. Une ville, c’est ce que les femmes et les hommes qui y vivent décident d’en faire. Ces dernières semaines, Tubize en a apporté une belle démonstration. Lors de l’incendie de la rue de Bruxelles, j’ai vu des pompiers, des policières et des policiers, les équipes de la Ville et du CPAS, la sécurité civile, des commerces, des entreprises et des citoyens se mobiliser. J’ai vu des personnes s’inquiéter pour leurs proches, leurs voisins. J’ai vu des propositions d’aide arriver spontanément. J’ai vu une ville se serrer les coudes. Et je me suis dit : voilà ce qu’est réellement notre Ville. Cela m’a rappelé ce qui me motive au quotidien comme Bourgmestre : faire votre connaissance et prendre le remps de vous écouter. J’aime aller à votre rencontre : chez vous, lors de rencontres citoyennes, de fêtes d’associations, de visites de commerces et d’entreprises ou sur un terrain de sport. Mais aussi lors de festivités, comme au DJ Festival ou cet été sur la Grand-Place, aux Vendredis de l’été et, fin août, à la Journée des Confréries ou au passage de la course cycliste Ixina Classic – GP Halle. Tous ces évènements font rayonner Tubize. Mais surtout, ils nous donnent une bonne raison de nous retrouver et de partager un moment ensemble. Vous êtes presque 30.000. J’aimerais avoir l’occasion de croiser chacun d’entre vous. Il me reste 1571 jours pour multiplier les occasions de vous connaître. Alors ne soyez pas surpris si je viens frapper à votre porte ! Un défi ambitieux, mais les plus belles aventures humaines commencent souvent par une simple conversation. Car une Ville, c’est ce que l’on construit avec et pour vous. C’est ce qui nous relie. Et à Tubize, nous avons même une façon bien à nous de le dire : « On rit, on râle, on rêve, on rassemble. On Betcharde ! » Tubize continuera d’avancer grâce à vous. Grâce à votre énergie, vos idées et votre attachement à cette Ville. Merci à chacune et chacun d’entre vous. Car au fond, une Ville, c’est quoi ? Une Ville, ce sont avant tout les personnes qui la font vivre. Bel été à toutes et à tous Au fond, une ville, c’est quoi ? 3 ÉDITO Urbanisme Aménagement du territoire Mobilité Commerces - Tourisme Cultes - Laïcité Affaires patriotiques Enseignement Relations internationales Famille – Aînés Égalité des chances Participation citoyenne Santé Sports Jeunesse Vivre ensemble Animation Kermesses Festivités Communication transversale Culture Propreté Environnement Bien-être animal Agriculture Développement durable État civil – Population – Citoyenneté Travaux Finances Lutte contre les Inondations Subsidiologie Informatique et développement numérique Affaires sociales Accueil de la petite enfance Personnes en situation d’handicap Administration générale Sécurité Grands projets Communication Cimetières Logement Économie - Emploi COMPÉTENCES Conseil communal Samuel D’Orazio, Giovanni Capizzi, Jean-Marc Zocastello, Juliette Rees, Lyseline Louvigny, Krystelle Walders, Benoit Langendries, Pierre Anthoine, Sabine Desmedt, Mourad Abdelali, Annie Meynen, Walter Baseggio, Sandra Dumonceau, Adriana Rocco, Marianne Zappone, Filippo Lavore, Olivier Piron, Henri Borremans, Florence De Sterck, Jean-Michel Delattre, Samuel Vanmeulen, Edwin Penninckx, Morgan Moucheron, Michel Zammuto, Sandra Castellana, Sabrina Pierrart, Thierry Verhulst, Séverine De Baets, Maria Bonanno CONTACTEZ MOI ! Benjamin Beaudart 0479 760 679 b.beaudart@uni-media.be ICI ? Votre pubDès les premières heures, Samuel D’Orazio s’est rendu sur le terrain, au plus près de l’intervention. Aux côtés des services de secours, de la sécurité civile, de la police, des experts, du personnel communal et du CPAS, il a suivi la situation en temps réel, nuit et jour. Face à un sinistre de cette ampleur, chaque décision compte. Et dans le doute, une ligne a guidé l’ensemble de sa gestion de crise : ne jamais prendre le moindre risque avec la santé et la sécurité des Tubiziennes et Tubiziens. Des décisions guidées par la prudence L’incendie a rapidement nécessité la mise en place de périmètres de sécurité, l’organisation de la mobilité, l’information des citoyennes et citoyens, le suivi de la toxicité de l’air et la prise en charge des familles impactées. « Les premières missions de la police ont été de maintenir les périmètres de sécurité, d’assurer la mobilité à proximité et de prévenir la population en diffusant un message dans les rues proches de l’incendie », explique le Commissaire Grégory Verpoten, de la Zone de police Ouest Brabant wallon. Par précaution, il a également été demandé à toute la population de garder portes, fenêtres et systèmes de ventilation fermés. Les cours de récréation des écoles ont également été fermés afin d’écarter tout risque pour les élèves. Ces mesures sont intervenues en période de fortes chaleurs. Dans ces conditions, les directions ont été invitées à demander aux élèves de ne pas se rendre à l’école. Une décision difficile, mais nécessaire. Parce qu’en matière de sécurité, aucun compromis n’est acceptable lorsqu’il s’agit de nos enfants. Des analyses ont immédiatement été sollicitées auprès de l’Institut Scientifique de Service Public (ISSeP) afin de disposer de données objectives. Leurs résultats ont permis de confirmer que les écoles pouvaient rouvrir dès le lendemain et qu’un retour progressif à la normale pouvait être engagé. Au-delà des analyses, l’ISSeP a apporté un soutien précieux aux autorités communales en définissant des lignes de conduite claires pour sécuriser le site et protéger la population. Durant toute cette période, le Bourgmestre a veillé à croiser les informations, interroger les spécialistes et prendre les décisions les plus prudentes possible. Sur le terrain comme au centre de crise, l’objectif est resté le même : rassurer sans minimiser, agir sans tarder, décider sans exposer inutilement la population. A ses côtés, Jean-Marc Zocastello, 1er Échevin et Bourgmestre f.f., a également joué un rôle important dans la gestion de cette crise. Présent sur le terrain, il a assuré le relais lors de réunions, suivi la mise en œuvre de certaines décisions et accompagné les équipes. Un soutien précieux dans une situation particulièrement longue et éprouvante. Être présent, répondre, accompagner Un call center a été rapidement mis en place par la Ville pour informer la population, répondre aux inquiétudes et relayer les consignes officielles dans une situation à l’évolution constante. Le Bourgmestre a lui-même participé à plusieurs permanences téléphoniques afin de rester en contact direct avec vos préoccupations. Parallèlement, les équipes du CPAS se sont mobilisées pour accueillir les personnes évacuées, rechercher rapidement des solutions de relogement et anticiper les démarches administratives nécessaires. Aujourd’hui, la plupart ont pu réintégrer leur logement en toute sécurité. Pour Samuel D’Orazio, gérer une crise, c’est devoir décider vite, mais aussi rester proche. Proche du terrain, proche des équipes mobilisées et proche des habitants. Car lorsque l’inquiétude s’installe, la présence et l’écoute comptent autant que les décisions prises. Une mobilisation exemplaire Pompiers, policiers, protection civile, équipes médicales et psychosociales, agents communaux, personnel du CPAS, experts, partenaires institutionnels : au total, plus de 150 personnes se sont mobilisées. Une mobilisation collective exceptionnelle. « La coordination avec les services communaux au poste de commandement et au centre de crise a été efficace. Les agents se sont immédiatement montrés disponibles et ont soutenu nos équipes tout au long de l’intervention », souligne Philippe Filleul, Commandant de la Zone de secours du Brabant wallon. Cette mobilisation a permis d’éviter que l’incendie ne se propage aux habitations voisines, d’assurer une prise en charge rapide des personnes concernées et de faire face à la présence d’amiante avec méthode et transparence, sans jamais s’écarter du principe de précaution qui a guidé toute la gestion de crise. Sécuriser jusqu’au bout Si l’urgence est désormais derrière nous, le travail se poursuit. Dès la maîtrise de l’incendie, une entreprise agréée spécialisée a été mandatée pour sécuriser le site. Des brumisateurs ont été installés afin de maintenir les déchets amiantés au sol. Les gravats et la structure métallique ont été évacués. Dans les prochains jours, un encapsulage complet par sera réalisé afin de garantir son confinement durable. Les services communaux restent mobilisés afin de suivre la sécurisation complète du site jusqu’au retour complet à la normale. Cet incendie restera un moment difficile pour Tubize. Mais il a aussi montré la force d’une Ville capable de se tenir debout face à l’imprévu. Une Ville où la solidarité s’est exprimée immédiatement, à travers de nombreux messages de soutien, des propositions d’aide et des gestes de générosité. Merci ! Face à l’épreuve, une ville unie L’incendie qui a touché un bâtiment rue de Bruxelles a marqué Tubize : les flammes, l’épais panache de fumée, vos inquiétudes, notre engagement permanent sur le terrain. Mais derrière l’incendie, il y a surtout une Ville qui s’est immédiatement mise en action. Une ville qui a pris ses responsabilités. Une ville qui a fait un choix clair : celui de ne prendre aucun risque lorsqu’il s’agit de la sécurité de sa population. 5 SÉCURITÉRéaménagement de la place du Remblai : un nouvel espace de vie au cœur du quartier Plus verte, plus conviviale et plus sécurisée, elle sera entièrement réaménagée pour devenir un véritable lieu de rencontre et de vie pour les habitantes et habitants du quartier. Ce projet, porté conjointement par Krystelle Walders, Échevine des Travaux, et Jean-Marc Zocastello, Échevin de l’Urbanisme, a été pensé pour répondre aux besoins de toutes les générations. Un espace pensé pour toutes et tous Le futur aménagement accordera une large place aux loisirs, à la détente et à la convivialité. La place du Remblai accueillera un terrain multisport accessible à toutes et tous, une zone fitness, une aire de jeux avec bac à sable pour les plus jeunes ainsi que deux terrains de pétanque. L’objectif est clair : créer un espace vivant où les enfants pourront jouer, où les jeunes pourront se retrouver tandis que les aînées et aînés pourront profiter d’un lieu agréable pour se promener ou se détendre. Un parcours piéton et plusieurs espaces de repos viendront compléter l’ensemble, dans un environnement largement végétalisé. Une attention particulière sera accordée à l’arbre remarquable déjà présent sur le site, qui sera pleinement intégré dans le nouveau projet paysager. Des emplacements pour vélos et motos seront également aménagés afin de favoriser une mobilité plus pratique et plus durable. Une circulation plus apaisée et plus sûre Le projet prévoit aussi plusieurs améliorations importantes pour renforcer la sécurité et apaiser la circulation autour de la place. De nouvelles places de stationnement seront créées rue Ferrer, en remplacement du large trottoir actuel, afin de mieux organiser le parking du quartier. La voirie longeant la place sera réaménagée en sens prioritaire avec des rétrécissements destinés à ralentir naturellement les véhicules. L’ensemble du périmètre passera en Zone 30. Des trottoirs traversants seront installés aux différentes entrées afin de sécuriser davantage les déplacements à pied et d’encourager une circulation plus douce. Des garde-corps seront également placés autour de certains espaces pour renforcer la sécurité des lieux. Située en zone inondable, la place du Remblai fera l’objet d’un aménagement spécifique intégrant des matériaux et des plantations favorisant l’infiltration naturelle des eaux de pluie. Une manière concrète d’adapter l’espace public aux enjeux climatiques tout en améliorant le cadre de vie du quartier. Le seconde phase prévue pour septembre La première phase du chantier a déjà permis de moderniser le système d’égouttage dans le tronçon situé du côté du Café de l’Abattoir, devenu vieillissant. Les canalisations de la SWDE ont également été renouvelées. La seconde phase des travaux, devrait débuter pour la mi- septembre. Le chantier est actuellement prévu pour une durée de 140 jours ouvrables, soit environ sept mois. Le réaménagement a été présenté aux riveraines et riverains lors d’une réunion publique organisée en juin 2025. Le plan du projet reste consultable au Café de l’Abattoir. Avec cette transformation, la place du Remblai ambitionne de devenir bien plus qu’un simple espace public : un lieu de vie où l’on se rencontre, où l’on partage et où l’on profite pleinement de son quartier. 6 TRAVAUX La place du Remblai s’apprête à changer de visage. 7 URBANISME Depuis plusieurs semaines, des travaux sont visibles sur le site de l’ancienne centrale électrique d’Oisquercq. Déboisement, démolitions, mouvements de terres… Ces interventions suscitent des questions auprès des riveraines et riverains. La Ville souhaite donc faire le point sur la situation et expliquer clairement les réflexions actuellement menées autour de l’avenir du site. Un chantier d’assainissement nécessaire Les travaux en cours ne correspondent pas au démarrage du projet immobilier des « Jardins d’Oisquercq » autorisé en 2019 par le Gouvernement wallon. Ils concernent exclusivement l’assainissement et la sécurisation de l’ancien site industriel de la centrale électrique. Concrètement, plusieurs anciens entrepôts, garages et bâtiments vétustes sont progressivement démolis afin de permettre les opérations de dépollution du terrain. Ces travaux s’inscrivent dans une procédure rigoureusement encadrée par la Région wallonne. Le chantier se déroule en plusieurs étapes : déboisement, démolition et terrassements. Afin de limiter les nuisances pour le quartier, une piste de chantier a notamment été aménagée le long du canal pour éviter au maximum le passage de camions dans la rue du Bon Voisin, peu adaptée à un charroi lourd et intensif. Les matériaux issus des démolitions sont également réutilisés sur place lorsque cela est possible. Une manière de limiter les transports, le bruit et l’impact sur la mobilité locale. Quant aux terres polluées, elles sont évacuées vers des centres spécialisés afin d’être traitées dans le respect des normes environnementales. Autre élément important : le permis impose la replantation d’au moins 70 arbres d’essences indigènes afin de préserver le caractère boisé du site et la zone de protection de la jacinthe des bois située à proximité. La fin des travaux d’assainissement est prévue pour la mi-juillet 2026. Une nouvelle réflexion pour le futur du site Depuis janvier 2025, Jean-Marc Zocastello, 1er Échevin en charge de l’Urbanisme et la nouvelle majorité communale ont clairement exprimé leurs réserves concernant la poursuite du projet immobilier initial de 184 logements. Cette position s’explique notamment par les enjeux croissants liés à la mobilité et à la pression urbanistique sur l’ensemble du territoire tubizien. La Ville est donc actuellement en discussion avec le promoteur afin d’examiner d’autres pistes de développement pour ce site stratégique d’Oisquercq. Parmi les alternatives étudiées figure notamment l’installation éventuelle d’un parc à batteries destiné au stockage d’énergie. Aucune décision définitive n’a toutefois été prise à ce stade. Cette réflexion s’inscrit dans l’histoire même du lieu. Le site de l’ancienne centrale électrique reste situé en zone d’activité économique industrielle et dispose toujours d’un poste haute tension. Dans un contexte de développement des énergies renouvelables et d’électrification croissante des usages, les infrastructures de stockage énergétique occupent une place de plus en plus importante dans l’équilibre du réseau électrique. Privilégier la concertation et avancer en transparence Consciente des interrogations et des inquiétudes que peut susciter ce type de projet, la Ville a souhaité privilégier une démarche de dialogue et de transparence. Jean-Marc Zocastello, 1er Échevin, a ainsi organisé une visite d’un parc à batteries existant afin de mieux comprendre le fonctionnement de ce type d’installation et d’évaluer ses éventuelles nuisances. La principale préoccupation exprimée concerne le bruit. La Région wallonne impose toutefois des limites sonores strictes pour les installations industrielles, avec des seuils précis à respecter vis-à-vis des habitations voisines. Une réunion d’information citoyenne a également été organisée le 13 mai à l’Hôtel de Ville afin de présenter l’état d’avancement des travaux et les différentes pistes actuellement envisagées pour le futur du site. Ce dossier continuera d’évoluer dans les prochains mois. Une chose reste cependant claire : la Ville entend suivre ce chantier avec vigilance et continuer à défendre un développement cohérent, respectueux du cadre de vie des habitantes et habitants d’Oisquercq et des intérêts de Tubize. La centrale électrique d’Oisquercq : un projet en pleine réévaluationÀ l’École Cheval Bayard de Clabecq, l’anglais accompagne les apprentissages. À l’École Arc-en-Ciel de Saintes, c’est le néerlandais qui fait partie de la vie de classe. Deux écoles, deux langues, mais une même volonté : donner aux élèves les clés pour s’ouvrir au monde dès leur plus jeune âge. Pour Lyseline Louvigny, Échevine de l’Enseignement, cette approche constitue une véritable richesse : « Apprendre une autre langue dès l’enfance, c’est bien plus qu’acquérir de nouvelles connaissances. C’est découvrir d’autres cultures, développer sa curiosité et gagner en confiance. » Apprendre en pratiquant Dans les classes en immersion, la langue fait partie du quotidien. Dès la 3e maternelle, les élèves découvrent certaines matières comme les mathématiques, l’éveil, l’histoire ou la géographie dans une autre langue. Ce qui représente 50 % des cours, avant une diminution à partir de la 5e primaire, afin de préparer le CEB. L’objectif n’est pas de former des enfants parfaitement bilingues, mais de leur permettre de comprendre, de communiquer et surtout d’oser s’exprimer. « Nous voulons qu’ils se sentent à l’aise avec la langue et qu’ils aient envie de l’utiliser », explique Sarah Deltenre, directrice de l’École Cheval Bayard. À Saintes, la philosophie est la même. « Les enfants apprennent naturellement. Ils comprennent souvent beaucoup plus qu’ils ne le pensent eux-mêmes », souligne Virginie Henrard, directrice faisant fonction de l’École Arc-en-Ciel. Prendre confiance L’un des bénéfices les plus visibles de l’immersion est la confiance qu’elle développe chez les élèves. Là où beaucoup d’adultes hésitent à parler une langue étrangère, les enfants se lancent spontanément. « Ils n’ont pas peur de se tromper. Ils essayent, cherchent leurs mots et avancent », observe Sarah Deltenre. « Lorsqu’on part en voyage en Angleterre, on les voit spontanément aller parler aux gens. Ils osent communiquer, même lorsqu’ils ne maîtrisent pas encore parfaitement la langue. » Au fil des années, cette pratique régulière développe leur compréhen- sion, leur aisance et leur capacité à communiquer dans des situations concrètes. « C’est une véritable gymnastique de l’esprit », ajoute Vir- ginie Henrard. Découvrir d’autres horizons L’immersion ne se limite pas aux mots ou à la grammaire. Elle permet également de découvrir d’autres cultures et d’autres façons de voir le monde. À Cheval Bayard, les voyages scolaires en Angleterre donnent aux élèves l’occasion de mettre leurs apprentissages en pratique. À Arc-en-Ciel, des activités et projets sont régulièrement organisés en néerlandais afin que la langue soit vécue bien au-delà de la salle de classe. « Apprendre une langue, c’est aussi apprendre à aller vers les autres. Cela développe l’ouverture d’esprit. », résume Sarah Deltenre. Une aventure qui rassemble plus de 600 élèves Aujourd’hui, plus de 600 élèves vivent l’immersion au quotidien dans les écoles communales de Tubize. Un chiffre qui témoigne de l’intérêt constant des familles pour cette formule d’apprentissage. Les équipes éducatives constatent également que les bénéfices se poursuivent bien après l’école primaire. Nombreux sont celles et ceux qui choisissent de continuer leur parcours en immersion dans l’enseignement secondaire et abordent cette nouvelle étape avec davantage d’aisance. « Ce qui nous fait plaisir, c’est de revoir des jeunes qui poursuivent leur parcours en immersion dans le secondaire », confie Sarah Deltenre. Vingt ans d’engagement Pour célébrer cet anniversaire, les deux écoles ont prévu plusieurs activités mettant l’immersion à l’honneur. À Cheval Bayard, la fancy-fair a proposé un voyage musical à travers vingt années de chansons anglophones. Et le traditionnel voyage scolaire a emmené exceptionnellement les élèves à Londres. À Arc-en-Ciel, plusieurs projets autour de la culture néerlandophone ainsi qu’une fancy-fair dédiée à l’immersion viendront marquer cet anniversaire. Depuis vingt ans, l’immersion fait partie intégrante de l’identité de l’enseignement communal tubizien. Une aventure humaine, culturelle et éducative qui développe la confiance des enfants et les prépare aux défis de demain. 20ANS D’IMMERSION Apprendre une langue, grandir autrement Depuis vingt ans, les écoles communales de Tubize offrent aux enfants la possibilité d’apprendre une autre langue au quotidien. IMMERSION EN NÉERLANDAIS École communale Arc-en-Ciel - Saintes IMMERSION EN ANGLAIS École communale Cheval Bayard - Clabecq 8 ENSEIGNEMENT9 CULTURE En juillet et en août, deux nouveaux rendez-vous littéraires seront proposés par la Bibliothèque de Tubize aux familles et aux plus jeunes. Lectures en plein air, moments dédiés aux tout-petits, premières découvertes autour des livres, … Autant d’initiatives qui confirment la volonté de Juliette Rees, Échevine en charge de la Culture, de faire de la bibliothèque un lieu vivant, accessible et ouvert à toutes les générations. Bibliobébé : un moment tout en douceur pour les tout-petits Parce que le goût des histoires commence dès le plus jeune âge, la bibliothèque lancera cet été « Bibliobébé », un nouveau rendez-vous pensé spécialement pour les tout-petits et leurs parents. Les 15 juillet et 19 août, de 9h30 à 11h30, la bibliothèque ouvrira spécialement ses portes aux enfants jusqu’à 2 ans et demi, accompagnés d’un parent. Une activité gratuite et accessible sans inscription qui a pour objectif d’offrir un temps calme, chaleureux et adapté aux tout- petits, dans un environnement rassurant où chacun peut avancer à son rythme. Car les livres ont toute leur place dès les premiers mois de vie. Avant même de comprendre les mots, les bébés découvrent les sons, les images, les couleurs, les matières, les voix. Un album que l’on regarde ensemble, une histoire lue doucement, une comptine partagée… ce sont de précieux moments d’éveil, de lien et de complicité. Cette activité devrait se poursuivre durant l’année scolaire, avec une ouverture mensuelle de « Bibliobébé » et des animations ponctuelles autour de la lecture aux tout-petits. Lire dans les parcs : les histoires prennent l’air Les 8 juillet et 12 août, de 15h à 16h, la bibliothèque sortira de ses murs et participera à l’opération « Lire dans les parcs », une initiative menée dans les bibliothèques de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Direction le parc Saint-Jean pour un moment de lecture en plein air, gratuit et sans inscription. Installés dans un cadre verdoyant, les enfants pourront écouter des histoires, découvrir des albums et se laisser emporter par l’imaginaire, le temps d’une parenthèse douce au cœur de l’été. Cette animation est aussi une belle manière de faire sortir les livres des rayonnages. La lecture vient ainsi à la rencontre des familles, dans un lieu familier, ouvert et convivial. On s’arrête quelques instants, on écoute, on rêve, on partage et l’on redécouvre le plaisir simple d’une histoire racontée sous les arbres. Une bibliothèque toujours plus accueillante pour les familles Afin d’améliorer encore l’accueil des familles, une table à langer devrait également être installée prochainement à la bibliothèque. Une attention concrète, simple, mais importante pour permettre aux parents de profiter plus facilement de ces moments avec leur enfant. À travers ces nouvelles activités, la bibliothèque affirme pleinement son rôle de lieu de proximité. On y vient pour emprunter des livres mais aussi pour partager un moment, découvrir, poser des questions, créer des habitudes et donner aux enfants le goût des histoires dès le plus jeune âge. À Tubize, la bibliothèque ne se limite pas aux livres : elle devient aussi un lieu de découvertes, de rencontres et de moments partagés en famille. Durant les vacances estivales, la Bibliothèque de Tubize proposera encore plus d’activités, de découvertes et de moments à partager en famille. La bibliothèque prend ses quartiers d’été Next >